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Rencontre avec Pascale Muller autour de la Validation des Acquis de l'Expérience

Information générale

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01/04/2019


Interview de Pascale Muller, 

Directrice de l’ISCG Paris et responsable de la VAE :


Q — Le dispositif de validation des acquis de l’expérience (VAE) a été créé en 2002 par la loi de modernisation sociale. Il n’est donc pas récent. Pourtant, vous estimez qu’il n’est pas encore suffisamment développé ?


PM — En effet, il mérite d’être utilisé par un plus grand nombre de salariés et les entreprises ont tout intérêt à encourager leurs collaborateurs à se lancer dans une VAE. Chacun doit comprendre qu’il s’agit d’un dispositif gagnant-gagnant, pour l’entreprise comme pour le salarié.


Q — Mais quels sont les avantages de la VAE pour l’entreprise ?


PM — Le premier, selon moi, est de contribuer à renforcer la bonne image de marque de l’entreprise. Que vous soyez une PME ou une plus grosse structure, le fait d’encourager vos salariés et de les accompagner dans une démarche de certification renforcera votre image de structure dynamique, attentive à s’entourer de collaborateurs qualifiés et reconnus comme tels. Cette vision positive sera ressentie à la fois par vos collaborateurs et par vos clients. Vous avez donc tout à y gagner !


Q — Que pensez-vous de la fameuse question de la motivation et de la fidélisation des salariés ?


PM — Ce ne sont pas des mots en l’air et nous sommes loin de la mode New Age du bonheur en entreprise ! Entamer une VAE, c’est un nouveau challenge pour un professionnel, ça brise la routine. Une personne qui a travaillé plusieurs années sur un poste redécouvre son métier, elle se le réapproprie en quelque sorte. C’est donc un nouveau départ, et donc une source de fierté et de motivation. Et l’entreprise qui accompagne son collaborateur dans cette démarche va contribuer à renforcer son sentiment d’appartenance au groupe. Je vous l’ai dit, tout le monde y gagne… Sans compter qu’un salarié qui obtient la juste reconnaissance de ses compétences, en obtenant un titre certifié et un diplôme de son niveau, voit s’ouvrir de nouvelles perspectives d’évolution au sein de l’équipe. On appelle ça la « sécurisation du parcours professionnel ». D’accord. Je préfère dire que le salarié se sent mieux reconnu et mieux considéré.


Q — Et quel est le rôle du responsable RH dans tout ça ?


PM — Il a tout intérêt à encourager les collaborateurs à faire reconnaître leur expérience et leurs compétences… Comme je l’ai dit, cette reconnaissance ouvre de nouvelles perspectives en interne. La VAE représente donc un outil précieux pour le DRH ou pour le chef d’entreprise dans sa stratégie de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. J’ajouterai que valider les acquis de l’expérience, c’est aussi faciliter le reclassement des salariés, lorsqu’on en a besoin. Le responsable RH a donc tout intérêt à se pencher sérieusement sur la question…


Q — Un autre argument concernant l’entreprise ?


PM — Oui, un dernier, si vous le permettez… De plus en plus de collaborateurs aguerris sont amenés à former ou à encadrer des jeunes recrues en entreprise. Nous sommes bien placés pour le savoir, puisque nous travaillons dans la formation en alternance. Or, pour être à l’aise dans cette mission, ils doivent absolument se sentir légitimes. Dans notre pays, le diplôme ou la certification restent très importants. La VAE répond aussi à cette problématique. Et la liste des avantages n’est pas exhaustive, je pourrais continuer…


Q — Et pour le salarié, quel est l’intérêt de se lancer dans une VAE ?


PM — Pour un salarié ou pour un demandeur d’emploi, il s’agit d’obtenir une reconnaissance d’un savoir-faire, d’une expérience professionnelle, de compétences. Je veux dire une reconnaissance officielle. Concrètement, la VAE permet d’obtenir un diplôme ou une certification reconnue par l’État. Sans passer par une formation ou une reprise d’études. C’est un dispositif souple, puisqu’on peut l’entamer à n’importe quel moment de l’année… Il n’y a pas de rentrée des classes !


Q — Souple, mais complexe ? Il y a ces fameux livrets à remplir…


PM — Il s’agit simplement pour le candidat de détailler son expérience professionnelle. Nous sommes là pour le guider et l’aider à réaliser le bilan des compétences qu’il a acquises. Et nous aidons le candidat à préparer le livret 1, c’est-à-dire le dossier de recevabilité. Dans un premier temps, nous explorons donc avec lui son parcours professionnel, nous faisons le point sur ses expériences. C’est l’étape qui nous permet de voir avec le candidat si sa demande est recevable. Si elle l’est, on passe à la deuxième étape, la constitution du livret 2, autrement dit le dossier de validation.


Q — Et là, c’est un parcours du combattant qui commence ?


PM — On pourrait le voir comme ça, mais le candidat ne part pas au combat tout seul ! Notre accompagnement consiste à le conduire à détailler son parcours professionnel et à énoncer ses compétences de manière à répondre aux critères du référentiel de la certification visée. C’est ce qu’attend le jury. Nous aidons donc la personne à constituer un dossier solide et nous le préparons à convaincre le jury. Cette phase, que vous présentez comme un parcours du combattant, apporte déjà beaucoup de plaisir au candidat, je l’ai remarqué. Il prend conscience qu’il a développé dans son parcours des compétences qui portent un nom. Il apprend à les décliner. Ce qui était vague devient alors un savoir-faire concret que l’on peut développer et formuler dans le détail. Ce qui représente déjà un motif de satisfaction en soi. Et nous l’accompagnons de A à Z dans ce travail. C’est notre métier.


Q — Cette préparation dure combien de temps ?


PM — Entre la première prise de contact, la préparation du dossier et sa présentation au jury, il faut compter quelques mois.


Q — Et une fois la certification acquise, quels sont les bénéfices concrets pour le salarié ?


PM — J’en ai déjà parlé, mais c’est tout d’abord la fierté et la satisfaction personnelle de voir ses compétences reconnues officiellement, légitimées et validées par un vrai diplôme de niveau Bac + 3 ou Bac + 5. Ce n’est pas rien. En France en particulier, un diplôme, c’est une véritable reconnaissance sociale ! Ensuite, la VAE ouvre pour le salarié le champ des possibles, comme on dit. En termes de mobilité interne, dans l’entreprise, ou de mobilité externe, le titulaire de la certification n’est plus assujetti au fameux « plafond de verre » qui bloque les professionnels compétents mais non-diplômés.


Q — C’est une formule magique ?


PM — Certainement pas. C’est un travail. Mais un travail qui en vaut la peine. Sur le plan personnel comme sur le plan professionnel.



Pour consulter la liste de nos titres éligibles à une validation des acquis de l’expériences (VAE) : http://www.iscg.fr/VAE-23.php

Et si la VAE vous intéresse, n’hésitez pas à poser vos questions à Pascale Muller  à l'adresse suivante : pascalemuller@iscg.fr ou par téléphone au 01.43.45.81.42

https://iscg-alumni.fr/person/pascale-muller/78




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